L’appel des 101

MAJ du 02/04/21: Bien évidemment ce rédactionnel est un article fictif spécialement créé à l’occasion du 1er avril !

Très bonne nouvelle, la profession s’organise enfin pour traiter le problème des Blu-ray défectueux, et un nouveau collectif d’éditeurs vient de publier un communiqué posant les bases d’une action imminente. Nous le reproduisons ci-après.


Dans notre « Appel des 50 (60-70-85 …)», nous écrivions :

Hier, aujourd’hui et demain, la vidéo physique est capitale dans la galaxie du cinéma et dans la diffusion de la culture en général (…..). Elle propose de beaux objets, durables, transmissibles : elle est la seule assurance de posséder, durablement dans le temps…

Or, il semblerait que soit apparu depuis quelques années un phénomène très marginal, touchant une poignée de consommateurs, qui consisterait à rendre impossible la lecture de rares Blu-ray, apparemment du fait de l’utilisation par certains presseurs (et néanmoins amis) de matières premières problématiques.

Les preuves manquent encore, mais ce phénomène, s’il était avéré, nuirait bien évidemment à cette durabilité et à cette transmissibilité intergénérationnelle, qui nous tiennent tant à cœur.

Bien que n’étant pas encore absolument convaincue dans son ensemble de l’existence réelle du phénomène, la profession a souhaité prendre les devants en se plaçant une fois de plus aux côtés du consommateur, et en proposant en conséquence des engagements forts, décrits ci-après.

 

1. Répondre dans un délai de moins d’un an…

à toute personne faisant part d’un problème. A cet effet, pour faciliter la communication, chaque éditeur mettra en place une adresse mail dédiée, afin d’éviter au consommateur de chercher en vain sur internet pendant des heures un moyen de contact fiable qu’il ne trouve jamais.

2. Apporter des réponses claires…

en relation avec la demande. Seront ainsi proscrites les réponses (liste non exhaustive) :

  • indiquant qu’il n’existe aucun problème et que c’est la première fois que l’éditeur en entend parler,
  • conseillant au consommateur de se retourner vers le commerçant, même plusieurs années après l’achat,
  • renvoyant aux textes de loi sur la garantie légale de conformité ou celle des vices cachés,
  • signalant au consommateur qu’il a probablement un problème de matériel de lecture et qu’il devrait le mettre à jour,
  • arguant d’une usure naturelle normale du disque.
3. Remplacer tout Blu-ray…

qui, après analyse par l’éditeur sur son propre matériel (le seul présentant une garantie absolue de fiabilité), s’avérerait malgré tout comporter un problème. Selon les moyens propres à chaque éditeur, ce remplacement pourra être effectué par un autre exemplaire (défectueux ou non) du Blu-ray, à défaut par son DVD, à défaut par sa VHS.

 

Toutefois, la profession, malgré son extrême bonne volonté, ne peut concrétiser seule ces projets. Aussi, afin de nous soutenir dans cette démarche de simple SAV, nous demandons aux pouvoirs publics la mise en place d’un plan de soutien avec la création d’un budget spécifique. A cet effet, le déblocage d’une première tranche de 1 milliard d’euros d’argent public représenterait un signe encourageant.

Par ailleurs, en contrepartie de ses efforts, la profession souhaiterait vivement que soient mises en place des mesures plus sévères -pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement- à l’encontre de toute personne qui chercherait à sauvegarder illégalement ses Blu-ray avant leur défaillance, ou qui aurait recours au piratage pour ce faire. Le fait d’avoir acheté -parfois au prix fort- quelques dizaines ou centaines de films qui finalement ne fonctionnent pas, ne donne pas pour autant le droit de vouloir les visionner à tout prix.

 

Voici pour finir quelques mots de soutien à notre démarche de la part de personnalités :

Je soutiens totalement cette démarche, notamment dans sa partie budgétaire ( Jean KESS, directeur financier)

 

Je n’ai jamais entendu parler du problème des blu-ray défectueux, mais il est effectivement sain que la profession s’organise pour défendre les intérêts de ses membres des consommateurs ( Irène DUCHOPING, responsable des ventes)

 

Le piratage, c’est très très vilain ( La profession unanime)

 

Tout est dit. Merci aux professionnels de la profession. Le bout du tunnel est proche !

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Vivaldi21

Je suis un cinéphile, pendant 40 ans j’ai vu en moyenne 150 à 200 films par an en salle, j’ai écrit dans des revues locales, j’ai fait des émissions à la radio ou animé des séances de «ciné club», et je crois bien connaître le cinéma, surtout celui dit «de répertoire»

2 réflexions sur “L’appel des 101

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