Ne le dis à personne …

On sait qu’Europacorp est l’un des éditeurs les plus touchés par la vague des blu-ray défectueux. A ce jour, nous avons recensé grâce à vos témoignages 25 titres problématiques chez cet éditeur, TOUS pressés par QOL, de 2007 à 2014.

On sait aussi qu’Europacorp n’avait jamais répondu à la moindre demande d’échange. Silence radio absolu (d’où le titre de cet article, qui est aussi celui d’un des BD Europacorp défectueux).

Mais grande surprise hier : l’un de nos membres, ayant contacté cet éditeur pour deux de ses titres défectueux, a eu la chance d’obtenir enfin une réponse ! Ceci en deux mails successifs.

Dans le premier mail, Europacorp indique :

« Je suis désolée des désagréments que vous évoquez. La procédure d’échange est propre à chaque enseigne, il faut donc que vous vous adressiez directement aux magasins dans lesquels vous avez acheté ces DVD/BluRay. Tous les produits qui avaient été fabriqués avec une résine pouvant accélérer le vieillissement des produits ont été retirés du commerce maintenant. » 

Notre membre ayant manifesté son étonnement devant cette argumentation, il a reçu peu après cette seconde réponse :

« Comme je vous l’écrivais, nous n’avons pas de stock et ne pouvons pas vous envoyer de DVD de remplacement. Vous comprenez bien que nous ne pouvons pas remplacer des DVD ou BluRay que vous avez achetés en 2011, il y a donc 9 ans. Soit ils avaient un défaut au moment de l’achat, et il fallait alors se retourner vers l’enseigne auprès de laquelle vous avez acheté ces produits dans les jours/semaines suivant l’achat, soit ils ne fonctionnent plus car ils se sont abîmés/usés au cours des années, et nous ne pouvons rien faire »

On notera sans surprise dans ce second mail l’argumentation «irrationnelle » à laquelle nous sommes habitués de la part de nombreux éditeurs, qui assimilent le BD à un produit d’utilisation quotidienne, et nient totalement le véritable problème : qu’un BD puisse mourir tout seul dans son boîtier, au bout de x années, du jour au lendemain, sans jamais avoir été visionné.

Plus inédite par contre est la dernière phrase du premier mail : « Tous les produits qui avaient été fabriqués avec une résine pouvant accélérer le vieillissement des produits ont été retirés du commerce maintenant. »

Ce serait là, à n’en pas douter, une excellente nouvelle pour les consommateurs ! Et comme nous ne saurions mettre en doute la parole de cet éditeur, nous souhaiterions évidemment en savoir plus et lui poser quelques questions complémentaires légitimes, afin de rassurer les acheteurs de ses blu-ray. Ainsi donc, amis d’Europacorp, si vous nous lisez (et nous savons que des éditeurs nous lisent !) :

– Quelle est la liste des produits/titres retirés du commerce ?

– Comment avez-vous repéré les lots de produits concernés ? Car nous savons que même le presseur – QOL- ne savait pas le faire, ayant remplacé à nombre d’entre nous des BD défectueux par d’autres BD eux-mêmes défectueux.

– A quelle période ce retrait a t-il eu lieu, auprès de quelles enseignes du commerce, selon quelle procédure ? Car nous notons que les 25 titres repérés sont toujours en vente sur Amazon.fr ou Fnac.com (les 2/3 environ « en direct », surtout sur Fnac, 1/3 en Marketplace).

– Les produits suspects ayant été retirés, pouvez-vous en conséquence nous assurer que tous les blu-ray Europacorp actuellement dans le commerce sont « safe » ?

– Pourquoi n’avez-vous pas communiqué sur cette excellente opération, qui vous aurait sans doute apporté une formidable publicité ?

– N’est-il pas contradictoire d’affirmer, d’un côté que vous avez retiré du marché les produits défectueux, et de l’autre que vous ne voulez pas remplacer ces mêmes produits à un consommateur qui le demande ?
D’un côté vous semblez reconnaître une défectuosité anormale à tel point qu’elle a nécessité un retrait … de l’autre vous indiquez à la personne que la défectuosité est normale avec le temps. Avouons qu’on s’y perd un peu…

Sans doute nos lecteurs repéreront-ils tel ou tel autre point obscur, n’hésitez pas à nous en faire part dans vos commentaires à la suite de cet article.

Dans l’attente d’éventuelles précisions de la part de cet éditeur, nous lui garderons par courtoisie le « bénéfice du doute ». Et nous laisserons chacun se faire son propre jugement quant à la pertinence des arguments développés par Europacorp et au crédit que l’on peut, à cette heure, leur accorder.

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